Tu te souviens du jour où tu as eu envie d’aider ?

Live Aid

Live Aid

Le 13 juillet 1985, 72 000 personnes se retrouvent au stade de Wembley à Londres et 90 000 au stade JFK de Philadelphie, à l’occasion de Live Aid, un immense concert de rock, diffusé en direct des deux côtés de l’Atlantique. Organisé au profit des Éthiopiens victimes de la famine de 1984-1985, le concert est vu par quelque 1,5 million de téléspectateurs de 100 pays. Live Aid fait date dans l’histoire du rock ’n’ roll, de la télévision et de l’aide aux victimes de catastrophes. Il est à l’origine des grands concerts caritatifs que nous connaissons aujourd’hui, comme le Live 8 qu’avait organisé Bob Geldof en 2005 pour demander aux gouvernements de bannir la pauvreté extrême.

L’histoire commence en chanson en 1984, lorsque Bob Geldof, du groupe irlandais Boomtown Rats, voit un reportage TV sur la famine en Éthiopie, point culminant d’une catastrophe annoncée, liée aux grandes sécheresses de 1981. Ému, Geldof décide de sensibiliser le public et de trouver des fonds en produisant un single dont les bénéfices iront à une œuvre caritative. Avec Midge Ure du groupe de rock britannique Ultravox, Geldof écrit la chanson « Do They Know It’s Christmas? » (savent-t-ils que c’est Noël ?) et il convainc les meilleurs artistes de la scène pop britannique de l’enregistrer. Immédiatement numéro 1 dans les charts britanniques, le single se vend à plus de 3 millions d’exemplaires, ce qui en fait bientôt le single le plus vendu de toute l’histoire britannique.

Geldof trouve que cela ne suffit pas. Alors, avec Ure il prépare Live Aid, un concert de rock organisé dans deux salles en même temps, qui témoignera d’un soutien global et d’une unité en faveur de l’Afrique. Le concert attire les plus grands noms du rock : Madonna, David Bowie, Paul McCartney, The Who, Queen, Led Zeppelin, et bien d’autres. Pendant les 16 heures que dure l’événement, les téléspectateurs téléphonent pour promettre des dons qui, à un moment donné, atteignent 433 dollars par seconde. On a estimé récemment que les deux concerts avaient directement permis de réunir 216 millions de dollars pour l’aide.

Live Aid sensibilise le monde au problème de la famine, et l’extraordinaire soutien exprimé par le public oblige aussi les gouvernements à s’intéresser au problème. « Il a débouché sur la modification d’une trentaine de lois régissant l’aide multilatérale et bilatérale », explique Geldof, « et il a fait naître un sentiment de puissance : l’idée qu’on pouvait faire quelque chose face à une monstrueuse tragédie humaine, qu’on pouvait forcer les gouvernements à écouter, qu’il existait un lien entre nous et les autres, et qu’on avait des devoirs et des obligations ».

« Live Aid a créé quelque chose de très fort. Pour la première fois, nous avions relié électroniquement toute la planète et les gens communiquaient les uns avec les autres. »

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