Les délégués Bayer pour la jeunesse et l’environnement: la Conférence

En novembre 2012, Bayer a réuni 49 jeunes de 19 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud à son siège de Leverkusen, en Allemagne. Les jeunes délégués étaient venus pour s’informer sur les procédés de production et d’innovation éco-efficaces et pour entendre ce que les experts de la durabilité avaient à dire sur les opportunités offertes par l’économie verte.

Un des grands thèmes de la conférence était l’utilisation des déchets en tant que ressource pour l’entreprenariat social durable – le recyclage des ordures en produits commercialisables, associé à la création d’emplois permettant de sortir des gens de la pauvreté. TUNZA a parlé à Elisa Altuna (Argentine), Vincentius Dito Krista Holanda (Indonésie), et Mwanyuma Hope Mugambi (Kenya) des aspects communs de leur travail.

Quelles sont les valeurs que vous espérez associer à votre projet ?

Elisa : Mon projet, la Mode responsable, vise à réduire la pollution produite par les déchets des affiches publicitaires en vinyle, qui finissent généralement dans des sites d’enfouissement. En transformant ces déchets en sacs et autres accessoires, nous développons des compétences et procurons des emplois à des femmes aux revenus modestes, tout en encourageant une consommation responsable.

Dito : Mon projet, Ganesha Holding, fabrique des robes de femme à partir de déchets textiles trouvés en abondance et gratuitement dans les bennes à ordures. Grâce à cette initiative, ces tissus ne sont pas incinérés. Nous fournissons des emplois à des femmes de la campagne qui, autrement, seraient totalement dépendantes de l’agriculture. Nous leur donnons aussi des bases de comptabilité.

Hope : Nous recrutons des femmes et des fillettes, qui collectent des sacs en plastique et les crochètent pour en faire des articles à vendre. Ce faisant, nous réduisons les déchets et améliorons l’indépendance financière de ces femmes.

On dirait que vous cherchez tous à améliorer l’autonomie des femmes. Comment le faites-vous et pourquoi ?

Dito : En général, il est mal vu pour les femmes des milieux pauvres de la société indonésienne de travailler en dehors de la cellule familiale. Notre initiative leur permet de travailler dans notre atelier tout en s’occupant de leurs enfants. Nous leur apprenons à faire confiance à leur créativité, qu’elles appliquent à la réalisation de vêtements. Et quand on sait coudre, c’est pour la vie. Peut-être qu’un jour elles ouvriront leur propre entreprise !

Hope : Dans mon entourage, de nombreuses femmes ne sont pas allées à l’école et elles sont donc obligées de compter sur les autres. Mais il arrive souvent que les hommes négligent leur famille, et les femmes sont alors obligées de demander des aides à l’État pour élever leurs enfants.

Elisa : En Argentine, les femmes des ménages pauvres doivent compléter les revenus de la famille, mais en général elles n’ont pratiquement pas été scolarisées. Quand on leur apprend à coudre par exemple, on leur permet d’accéder à l’indépendance financière.

Pour vous, c’est important de gagner de l’argent ?

Hope : Oui. Les Africains ont souvent été tributaires des dons de pays étrangers. Grâce aux petits projets de ce genre, nous pouvons nous financer nous-mêmes. J’essaie d’éloigner les femmes de cette mentalité de dépendance.

Elisa : L’argent joue un rôle très important dans la durabilité de notre projet : il permet de renforcer les capacités des femmes.

Dito : Les incitations financières poussent les femmes à adopter une attitude plus écolo. Nous avons également besoin d’argent pour multiplier les initiatives et pour nous développer.

Que vous a apporté la conférence BYEE ?

Elisa : Il est encourageant de constater qu’en dépit de nos différences, nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes et nous trouvons tous des solutions similaires.

Hope : J’ai été motivée par le fait que les bonnes solutions ne passent pas toujours par la haute technologie. Cela m’encourage de savoir que d’autres sont dans le même bateau que nous.

Dito : L’énergie qu’on trouve ici m’inspire. J’ai proposé à d’autres délégués de collaborer pour étendre nos marchés. Maintenant que j’ai accès à ce réseau, je sais que je peux avoir un impact encore plus fort.

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