La révolution mobile 3

The mobile revolution 3

© Ton Koene/Lineair/Still Pictures/ Specialiststock.com

Dans les économies en développement, on sait que les portables remplacent déjà certains services bancaires classiques, et qu’ils permettent d’envoyer et de recevoir de l’argent. Ils servent aussi à acheter et à vendre, à diffuser des informations et à aider les gens à trouver du travail.

Au Kenya, le service bancaire sur portable qu’on connaît le mieux est M-PESA, géré par Safaricom, une filiale de Vodaphone. Les utilisateurs se rendent dans des magasins de quartier – bien plus nombreux que les agences bancaires – pour y acheter une carte en argent liquide. En tapant un code sur leur téléphone portable, ils peuvent alors envoyer cet argent à n’importe quel utilisateur de portable, qui le retire en liquide dans une banque, dans un DAB ou dans un magasin de proximité. Les comptes M-PESA servent aussi à payer des factures et à acheter du temps d’antenne et des biens de consommation dans les magasins participants. M-PESA a été déployé en Tanzanie, en Afrique du Sud et en Afghanistan. Dans ce vaste pays à l’habitat dispersé, Roshan, l’opérateur du système, utilisait également ce dernier pour virer les salaires des fonctionnaires. Aujourd’hui, Vodaphone a prévu de lancer la plateforme en Inde et en Égypte. Aux Philippines, il existe d’autres services bancaires à partir de téléphones mobiles, notamment G-Cash de Globe Telecom et le système Smart Money de Smart Communications qui, grâce à son alliance avec MasterCard, sert aussi de carte de crédit. Un service kenyan baptisé Pesapal, né après M-PESA, permet aux Kenyans d’accepter les paiements Visa en provenance de l’étranger, ce qui augmente encore les occasions de vendre des biens et services.

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