La durabilité : un bon sens à notre portée


C’est incontournable : les 7 milliards d’habitants de la Terre n’ont qu’une seule planète à leur disposition. Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle nous consommons les ressources d’une Terre et demie – et nous sommes de plus en plus nombreux. Donc, si l’on considère que la population augmente et que chacun souhaite vivre en sécurité et se réaliser pleinement, comment bien vivre tout en respectant les limites de la Terre ? Comment faire pour concrétiser l’objectif de « One-Planet Living » (vivre avec une seule planète) ?

La bonne nouvelle, c’est que nous possédons déjà la plupart des technologies nécessaires, et que nous connaissons à la fois les problèmes et les solutions. Les problèmes d’environnement ont évolué. N’intéressant hier qu’un public marginal, ils font aujourd’hui la une des journaux grand public. Les technologies d’énergie renouvelable se sont développées et sont plus accessibles que jamais. Les industriels et les entreprises cherchent actuellement à améliorer la durabilité de leurs chaînes d’approvisionnement. Intégrant les principes de l’économie circulaire, les concepteurs et ingénieurs pensent au recyclage dès la création d’un produit – éliminant ainsi le concept même de déchet.

Dans le monde entier, des villes tiennent désormais compte de la durabilité. Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre comment et pourquoi les terres et l’eau douce sont en train de s’épuiser, et nous savons qu’il est préférable de consommer des aliments produits localement. Nous avons envie de créer des choses de nos propres mains, de participer à une économie axée sur le partage et de faire des expériences plutôt que de consommer, de privilégier le virtuel plutôt que le matériel – films et musique en ligne, par exemple, et même télécommunications directes. De plus en plus, les consommateurs et les actionnaires rendent les sociétés responsables des dégradations environnementales et exigent des pratiques commerciales éthiques.

Nous avons fait du chemin. Mais comment accélérer encore le mouvement ? Pour atteindre cet objectif de One-Planet Living, il faut continuer à apprendre, à innover, à mettre en œuvre des solutions, en travaillant sur le long terme et en faisant preuve de patience, de persévérance et de souplesse. Dans l’intervalle, il faut multiplier les consultations et les débats publics pour sensibiliser un maximum de gens, et adapter les politiques en fonction des circonstances.

Nous devons aussi dialoguer plus directement avec nos dirigeants – particulièrement lorsque nous habitons dans les pays industrialisés, où les empreintes écologiques moyennes sont beaucoup plus élevées que celles des nations moins développées. Si tu vis en Europe, tu utilises forcément plus que ta part de la capacité de la planète, même si tu as personnellement choisi de te déplacer en vélo, de recycler tes déchets et de cultiver un potager. Cela s’explique par le fait que tu ne contrôles pas directement les décisions prises par les pouvoirs publics – infrastructures de transport, manière de produire l’électricité, etc. Néanmoins, ce sont des domaines qui peuvent être influencés par les échanges publics et les pressions politiques.

Et les choix de vie continuent à compter. Il est un peu facile de se sentir trop petit pour faire une différence : les consommateurs ont le pouvoir d’exiger des produits répondant à leurs besoins et qui soient en même temps conformes aux valeurs qui sont les leurs. Et chaque mouvement commence par notre attitude personnelle : c’est lié aux choix que nous faisons constamment – ce à quoi tu consacres ton temps et ton argent, ta carrière, ce que tu manges et les vêtements que tu portes, ta façon de transmettre tes valeurs. Ce sont tes actions et tes paroles qui feront de toi un chef de file. En faisant personnellement le choix d’un mode de vie durable, et en montrant aux autres combien cela peut être agréable et valorisant, nous changerons les mentalités. Alors, l’expression « One-Planet Living » deviendra synonyme de « bon sens ». Et cela pourrait prendre moins de temps que nous ne le pensions.

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