L’élimination du mercure

Métal liquide, le mercure est une substance fascinante, et ses effets sur le système nerveux sont connus depuis plus de 100 ans. À l’instar du Chapelier fou d’Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll, les chapeliers en faisaient autrefois les frais : ils respiraient en effet les émanations toxiques du mercure utilisé pour renforcer les bords des chapeaux. Aujourd’hui, le mercure est encore utilisé dans l’exploitation de petites mines d’or. Au Brésil, au Venezuela, en Inde, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Zimbabwe, on estime que 10 millions de mineurs et leur famille souffrent de divers problèmes de santé : dysfonctionnement de la thyroïde et du foie, irritabilité, tremblements, problèmes de vue, perte de mémoire et peut-être maladies cardiovasculaires.

Chaque année, environ 6 000 tonnes de mercure entrent dans l’environnement, dont quelque 2 000 tonnes émanant des centrales électriques et du chauffage au charbon. Une fois libéré dans l’atmosphère ou absorbé dans l’eau, le mercure peut effectuer des milliers de kilomètres et continuer à circuler dans l’environnement pendant de nombreuses années. En Suède, par exemple, les brochets de 50 000 lacs environ présentent des niveaux de mercure dépassant les limites sanitaires internationales. Aux USA, une étude a montré qu’un peu moins de 5 millions de femmes – soit environ 1 sur 12 – ont dans leur organisme un taux de mercure supérieur à celui considéré comme sans risque pour la santé.

Conscients des dangers que représente le mercure, les gouvernements ont volontairement pris des mesures. Suite à une évaluation de ces mesures, il a été convenu en 2009 de la nécessité d’un accord contraignant. Orchestrée par le PNUE, la Convention de Minamata sera ouverte à signature en octobre 2013.

(C) G. Walter UNEP Topham

(C) G. Walter UNEP Topham

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