Des idées lumineuses 2

Le lancement du Prix Bayer des jeunes leaders de l’environnement était le point d’orgue de la conférence BYEE 2010. Le prix vise à encourager les projets environnementaux faisant preuve d’originalité, de potentiel et de durabilité. Chaque pays participant désigne un représentant chargé de présenter son projet au jury, qui choisit quatre projets qui bénéficieront du soutien de Bayer.

Vaibhav Tidke, Inde

© M. Rennertz Bayer

© M. Rennertz Bayer

Depuis 2007, je travaille sur Solar Drying, une technologie de séchage solaire qui pourrait améliorer les revenus des agriculteurs indiens.

Une bonne partie des denrées agricoles – fruits, légumes et produits de la mer – est extrêmement périssable. En zone rurale, en l’absence d’électricité, il n’existe pas de lieux de traitement ou de stockage, et les pertes alimentaires sont de l’ordre de 30 %. De plus, comme la plupart des produits sont saisonniers, leur surabondance temporaire fait baisser leur valeur. Ce sont des facteurs d’appauvrissement.

Et si les cultivateurs avaient un moyen de conditionner leurs produits sur place et sans électricité ? Mon professeur m’a demandé d’étudier les technologies disponibles et le solaire nous a paru intéressant. Nous avons mis au point une technologie de déshydratation très simple, basée sur le polyuréthane et le métal. Les microorganismes ne survivent pas dans les aliments déshydratés. Ceux-ci sont faciles à stocker et à transporter, et hors saison, ils constituent une source de revenus. Et même si l’on tient compte du coût de production, la marge de profit des aliments déshydratés est élevée : la déshydratation d’un kilo d’oignons revient à 50 roupies, mais la valeur commerciale du produit est de 100 roupies.

Des ateliers types sont déjà en place, et il faut maintenant former les cultivateurs. J’ai également lancé une initiative sociale baptisée Science for Society qui aide les cultivateurs à commercialiser leurs produits. Nous sommes en train de mettre au point de nouveaux débouchés pour les aliments déshydratés, comme la soupe lyophilisée, par exemple.

Solar Drying bénéficie du soutien du gouvernement indien et l’initiative a été primée par l’UNESCO. Mais il nous faut encore des matériaux pour créer d’autres ateliers, des équipements permettant d’analyser les aliments déshydratés, et de quoi assurer la formation des cultivateurs. La route est encore longue.

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