Des cultures de compétition

3 : L’épeautre

Cousin du blé, l’épeautre était autrefois cultivé en Europe et au Moyen-Orient, mais à cause de ses rendements relativement modestes et de sa balle difficile à ôter, il est devenu de plus en plus rare. Aujourd’hui, le décorticage mécanique de l’épeautre le rend plus commercial, et la graine qui contient le son et le germe offre une gamme de nutriments plus étendue que celle du blé moderne. Riche en fibre et très soluble dans l’eau, c’est une céréale qui se digère mieux que le blé et qui contient des vitamines du complexe B. Une tasse d’épeautre cuit contient environ le même nombre de calories que le riz mais le double de protéines et de fer. Grâce à sa teneur en magnésium, l’épeautre atténue aussi le risque de diabète de type II. D’un point de vue agricole, c’est une céréale robuste : elle puise peu de nutriments dans le sol, résiste au gel et aux maladies et pousse très bien sans engrais, même dans les sols pauvres. Sa balle épaisse le protège également des polluants et des insectes. Déjà très présent dans les rayons des magasins d’alimentation diététique, l’épeautre permet de faire du pain sans blé, et lorsqu’elles sont cuisinées, ses baies au goût de noisette remplacent avantageusement le riz et servent de base aux salades composées.

(c) Biosphoto / Michel Gunther/BIOSphoto/Still Pictures/ Specialiststock.com

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