À quoi reconnaît-on une forêt ?

Forest

© UNEP-WCMC

Nous savons tous que les forêts sont incroyablement importantes. Mais au fond, pourquoi faut-il s’en soucier ? Et d’ailleurs, à quoi reconnaît-on une forêt ? Curieusement, il est plus difficile de répondre à la deuxième question qu’à la première. Les forêts abritent une large part de la biodiversité mondiale. Elles jouent un rôle majeur dans la régulation du climat, tant mondial que local ; elles contiennent d’énormes quantités de carbone, stockées dans le bois et sous terre, qui autrement entreraient dans l’atmosphère sous forme de gaz à effet de serre. Elles stabilisent les sols et atténuent l’érosion, et ont une influence considérable sur le cycle de l’eau, puisqu’elles jouent sur l’alimentation en eau douce et son écoulement. Elles fournissent quantités de matériaux : du bois de construction, évidemment, mais aussi du gibier, du rotin issu des palmiers, des médicaments, du bois de feu et du charbon de bois. Et n’oublions pas qu’elles nous offrent des paysages parmi les plus beaux et les plus pittoresques de la Terre.

Mais comment définir la forêt ? Un endroit planté d’arbres, bien sûr. Mais ce n’est pas si simple. Combien d’arbres faut-il ? Et comment définit-on un arbre ? Les plantations sont-elles considérées comme des forêts ? Et les parcs et les bambouseraies ? Le sujet n’étant pas particulièrement consensuel, il n’est pas étonnant que les gens aient parfois des avis très contrastés sur ce qui constitue une forêt. Par conséquent, les estimations de la superficie de la couverture forestière mondiale et de certains sites diffèrent-elles aussi, de même que celles concernant la rapidité des changements que connaît la forêt. La FAO considère comme forêt tout site dont les arbres occupent 10 % du terrain, mais ce n’est vraiment pas beaucoup. En se basant sur sa définition, le monde comporte à peine un peu plus de 40 millions de km2 de forêts – soit environ 30 % de la surface terrestre de la Terre, et c’est à peu près la moitié de la superficie qu’occuperaient les forêts sans l’intervention des populations. De ces forêts, 14 millions de km2 ne subissent pratiquement aucun impact humain. Les forêts existantes sont réparties de manière très inégale : plus de la moitié de la couverture forestière totale est située dans cinq pays seulement, tandis que dans plus de 60√pays, les forêts couvrent moins d’un dixième du territoire et dix d’entre eux n’ont pas la moindre forêt.

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